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24.01.2008

Côte-d'Ivoire : on dit quoi ?

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A des journalistes qui lui posaient la question de savoir comment il gère les rumeurs de détournements circulant en Côte-d'Ivoire, le Président Gbagbo a répondu, hier mercredi , de la façon suivante. Réponse satisfaisante ? pas satifaite ? Débattons.


"Moi je vérifie toujours. Même si je n’ai pas l’air de vérifier, je vérifie toujours. Mais il y a beaucoup de racontars. Je vais vous citer un exemple quand on parle de racontars. Il y a eu une école à Yopougon sur laquelle il était marqué LKM. On est venu me réveiller un jour pour dire que Lida Kouassi Moïse que j’avais nommé à la Défense, avait construuit un château à Yopougon. Moi je suis allé vérifier, mais ce n’était pas vrai. C’est exactement comme ça quand j’étais dans l’opposition. Il y a une grande maison près du boulevard Latrille (sic, on dit Boulevard des Martyrs maintenant, Prési) aux Deux Plateaux. On est venu nous dire qu’elle appartient à Saliou Touré. Saliou Touré, c’est mon copain, il était ministre PDCI mais je suis allé vérifier. Mais la maison ne lui appartenait pas. Donc il y a beaucoup de mensonges que les gens racontent exprès mais il y a aussi des erreurs. Ceci dit, il y a des voleurs et il faut les regarder, les suivre doucement et les frapper quand on pense qu’on peut les frapper. Donc je veux dire qu’il y a des gens qui volent, il faut les pourchasser. Tout dépend de la méthode qu’utilise celui qui est coupable. Il y a des gens qui volent mais tout le monde ne vole pas. Je viens de vous expliquer deux exemples. L’un concernant un ministre Pdci et l’autre concernant un ministre Fpi pour vous montrer comment on peut souiller la réputation de quelqu’un vraiment avec des mensonges. (...) Moi mon rôle, ce n’est pas de mettre en garde. Si tu voles, on te met en prison. Dans la politique, j’ai dit une fois qu’en ce moment, je suis sur la sortie de crise. Parce que ceux qui volent, ce ne sont pas seulement mes compagnons. Moi je vois beaucoup de vols, ce ne sont pas seulement mes compagnons. Là-dessus, beaucoup de procès auront lieu. On agit doucement pour sortir de la crise et on va voir."

Commentaires

Peut-être un peu trop rationnel. Le peuple veut des têtes. Le sang doit gicler. Les arrogants doivent trembler.
C'est la nature humaine de vouloir ça quand on se sent humiliés par des ex-camarades.

Ecrit par : Titi | 24.01.2008

Peut-être qu'à un moment donné l'homme doit s'élever au dessus de "la nature". Les élans naturels peuvent conduire à des procès sommaires et donc à des injustices aussi graves, sinon, pires que celles stigmatisées.

Cela dit, des procès bien instruits font tout aussi trembler les arrogants.

Ecrit par : Edgar | 24.01.2008

24.01.2008
Parousie

En ce jour béni (ou vomi, c'est selon), j'ai décidé de faire mon coming out sur le net, histoire de changer et de laisser souffler un peu mon auditoire habituel. Il paraît que je suis aigri et que mes récriminations finissent par achever des interlocuteurs déjà suffisamment interloqués par un quotidien de plus en plus "gnazégréable", comme l'on dit à Yop-Wassakara...
Je pense à ma cousine qui affirme qu'àprès avoir échangé avec moi sur mon sujet obsessionnel, ce "pays-mien", "il n'y avait plus qu'à rentrer et se coucher après avoir ingurgité un ou deux Doliprane..."
Il y a sans doute du vrai dans ce constat, mais que voulez-vous : quitte à stresser, je préfère que ce soit vous!
Pour l'instant, c'est moi qui ai stressé ce matin en lisant la dernière interview donnée par le Woody a Frat-Mat!
Le détachement - où le désintérêt ? - avec lequel il continue d'appréhender les problèmes cruciaux vécus par les ivoiriens ne cesse de me surprendre.
Que son mandat et son entourage traînent une odeur âcre de pourriture ? Mais quoi de plus normal : ces choses-là sont cycliques et somme toute, normales! D'ailleurs, ces odeurs sont-elles vraiement nauséabondes ? Du reste, viennent-elles vraiment du Palais ? Et puis, ces riches sont-ils vraiment riches ?
Je me demande si "l'animal de brousse" n'a pas fini, au contact du pouvoir et de ses ors, par se perdre en ville et pire, dans une ville dont il serait le seul habitant!
Le plus insupportable dans cet autisme désormais établi chez le PR, c'est cette impression de mépris ou de condescendance pour le peuple dont les cris de souffrance semblent avoir du mal à se frayer un chemin jusqu'aux tympans présidentiels ou à n'y parvenir qu'au stade de murmure ou de borborygme inaudibles.
Gbagbo n'entend plus rien, ne voit plus rien, ne sent plus rien.
L'on disait que le pouvoir était aphrodisiaque (j'y reviendrais sans doute, mais pour ne parler que des autres, hélas...), voilà qu'il se révèle aussi anesthésique...

Peuple, souffre! Crie et pleure ! Ton Chef est sourd et aveugle ! Il dort !

19:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ecrit par : Coupedecale | 25.01.2008

Ta voix m'est familière, interlocuteur "gnazégréable". "Il parait", "il parait", écho familier d'une voix qui redécouvre(?) les vertus de l'embuscade... J'ai envie de rire devant la banalité du cache-sexe.
Alors pauvre blasphème de wassakara, comment vas-tu ? Et cette parousie encagoulée, comment la vie-tu ? Tu gères le mandat de la bavette et tu peux donc continuer à refiler tes céphalées à ta pauvre de cousine (Yako !), mais les choses à mon avis se passent autrement. Le décor de ton discours étant celui de la caricature, donc de la logophanie en glace fripée, je comprends aisément que ta parousie soit poreuse, sourde, aveugle et aphone sur les procès et les jugements annoncés. Pourquoi, donc, crucifix de contrebande, tacticien éclopé, ce silence sur la justice en perspective ?

Ecrit par : Edgar | 25.01.2008

Edgar Yapo qui nous invitait (pourtant) a commenter l'interview donnee par le Woody national avait manifestement omis de preciser que seuls les commentaires laudateurs seraient les bienvenus...
En tous cas, ma "parousie" lui a donne un furieux mal de tete, au point de provoquer quelques vomissements de bile amere sur mes pauvres orteils. Je vous avais prevenu, n'oubliez pas vos calmants !
Cher Edgard, pardonnes-moi mais tu tires par terre. Je suis aigri mais un aigri nationaliste, ce qui me vaut d'etre ecartele entre Gagbo I et Gbagbo II.
Le premier est celui pour qui j'ai vote sans hesiter en 2000, apres avoir suivi et evalue son parcours dans l'opposition et croyant qu'il etait la meilleure alternative pour le pays. Gbagbo II ou encore le Loukoum, c'est ce qu'il est devenu. Bien sur, une guerre traumatisante, injuste, etc, est passee par la, mais meme si elle peut expliquer certaines attitudes, elle ne les excuse pas, surtout lorsqu'elles aboutissent a instaurer et cultiver la chienlit, le desordre et une corruption innommables dans le pays y compris au Palais.
J'assume mon aigreur et d'ailleurs, ce blog n'a d'autre but que de la communiquer, ce qui nous changerait d'une certaine adhesion aveugle. Ma cousine - elle existe vraiment - me disait que tout le monde finirait par etre aigri en ce pays : comment l'eviter avec un chef qui driblle tout le monde : adversaires (ce qui est naturel) et partenaires (ce qui l'est moins)?..
Mon parti est ouvert a ces derniers, y compris a tous ceux qui, comme toi, font semblant d'apprecier les farces du Boulanger national. Ne t'etrangle pas, il a publiquement assume ce surnom...
Alors tu dis m'avoir reconnu, mais je t'assure que c'est bien la premiere fois que je me risque sur la blogosphere, mais a l'occasion, pourquoi ne pas deguster ensemble un Garba a Wassakara ?
Bienvenu en aigritude (prononcer negritude).
On est ensemble !

PS : Pardon pour les accents : clavier anglais...

Ecrit par : coupedecale | 25.01.2008

Alors cher ami, passé cet échange de bons procédés, l'occasion d'un bon Garba à Wassakara me convient à merveille. Alors on est à quand? N'oublies pas d'envoyer ta cousine et ta soeur aussi. Il n'y a pas que le pouvoir qui soit aphrodisiaque, tu sais...

Ecrit par : Edgar | 25.01.2008

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