« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »
31.05.2008
Il a 63 ans aujourd'hui...
Il a donc 63 ans aujourd'hui, soit trente ans de plus que mon pote KwaAme. Je me demande bien comment l'on se sent à 63 ans.
Surtout quand on a fait la taule au moins quatre fois, pris des coups de matraques de la gendarmerie plus d'une fois, voyagé des milliers de fois sur les routes cahoteuses de la Côte-d'Ivoire.
Je me demande comment l'on se sent à 63 ans, quand on survécu à une nuit de bombardement, à 6 ans de coup d'Etat permanent et que l'on se reveille chaque matin avec une foule de rumeurs des plus alarmantes.
Je me dis aussi que ça doit être agréable, 63 ans sous les lambris dorés d'un palais présidentiel. Mais encore plus : réaliser une bonne partie de ses rêves, avoir la latitude de changer le monde dans le sens où l'on l'avait longtemps rêvé.
Je me demande comment on se sent à 63 ans aujourd'hui... peut-être le risque de ne rien savoir de ce que c'est qu'un blog - 'savez ces affaires-là, c'est pour les jeunes - le risque, peut-être aussi, de regarder de très loin un certain nombre de choses qui semblent essentiels aux moins âgés. 63 ans, sans doute un bel âge de maturité !
Comment on se sent à 63, pouvez-vous me le dire ?
23.05.2008
Afriktag, une chaine pour briser les fers… (II)
Les maillons de la chaine littéraire et musicale valent leur pesant de Tag! Une foule de romanciers et d'essayistes aurait pu faire partie de la galerie. Mais j'ai choisi de ne parler que de poètes aujourd'hui. Et là aussi, comme un choix s'imposait, j'ai dû sacrifier de grands noms chers à mon coeur, Zadi Zaourou, Bohui Dali, Paul Dakéyo, Jacques Rabemanjara, Adé Adiaffi... que voulez-vous, pour ne m'interesser qu'à...
David Diop,
Pour son irremplaçable « Coup de pilon », sacré recueil de poème, grâce auquel j’ai découvert à 12 ans, à Grand-Bassam, qu’il y avait une vie après le « Cahier » césairien. Dommage que David Diop comme Isidore Ducasse - Comte du Maldoror - ou encore comme Rabéarivélo ait rejoint les rives lointaines de façon prématurée .
Aimé Césaire
Comment me taire sur le « Cahier », l’Epitre de Césaire aux afrodépressifs, mon abécédaire, mon Coran, ma boussole graphique ? Pour vous quelques ligne de cette manne immortelle :
Au bout du petit matin, sur cette plus fragile épaisseur de terre que dépasse de façon humiliante son grandiose avenir — les volcans éclateront, l'eau nue emportera les taches mûres du soleil et il ne restera plus qu'un bouillonnement tiède picoré d'oiseaux marins ...
Grobli Zirignon
Et puis, il y a Grobli Zirignon le maitre des aphorismes. Ses mots à lui, sont pris à même le sol. Matériau originel qu’il sait gorger d’érections fécondes. L’amour, l’homme et la terre sont ramenés à une échelle de relativité puisque comme il le dit, d’un accent célinien, dans « Epaves » : « La terre est un gros caca »
Musiciens
Jonathan Butler,
Tout ce que je sais tirer d’une guitare électro-acoustique, je l’ai puisé au doigter de ce mec. Si le terme afro jazz a un sens, c’est bien parce qu’il existe des musiciens comme Jonathan Butler. Réussir à transformer un petit son d’Akpongbo ghanéen en une envolées de phrasés Jazzy, il faut être Butler pour le faire. En plus l’homme chante comme un ange.
Soro Ngana
Alors lui, c’est un phénomène, Maitre du Yatchana, danse de la panthère. Un musicien senoufo qui a su imprimer de la modernité au chant du terroir. Il a longtemps écumé les scènes ivoiriennes sans jamais connaitre le succès continental. Mais je l’aime pour avoir donné une verve décomplexée à la très riche musique senoufo un peu méconnue pour l’instant. L’homme est garagiste. Il est momentanément retourné à ses huiles de moteur, mais son Yatchana, encore, de mile feux, enlumine ma mémoire.
Johnny Clegg
Le plus "blanc" des musiciens "noirs". Sa musique à la fois mélodieuse et martiale a marqué mon adolescence. Il a dénoncé l’apartheid, a su dire non à la logique exclusionniste par laquelle l’Afrique du sud s’était mise au ban de la communauté des nations. " African dream", ça vous dit something ?
12:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
19.05.2008
Soro / Zakaria : énigmes d’une divergence
« Je ne tolérais plus l’indiscipline », menace Soro Guillaume, à la fois premier ministre du gouvernement ivoirien et chef de la rébellion des Forces Nouvelles. Le disant, il indexe un de ses lieutenants, Koné Zakaria patron de la « zone 5 » des F.N., donné pour fugitif depuis samedi dernier.
On s’en souvient, Zakaria – dont la « cavale » semble l’avoir mené au Mali – n’a pas pris part samedi 17 mai
dernier à la cérémonie de démobilisation de ses éléments à Séguéla.
Mais une telle absence, lue de manière quasi-univoque comme une contestation marginale, tient elle réellement du fait isolé ou procède-t-elle en fait d’une stratégie concertée?
La « divergence » Soro/ Zakaria pourrait être appréciée autrement que comme un désaccord, à la lumière des présupposés fondant les rapports entre le pouvoir ivoirien et la rébellion des Forces dites nouvelles.
Si s’appropriant une caricature du feu Général Gueï, les Forces Nouvelles et l'opposition en général voient en Gbagbo un « boulanger », rien n’empêche qu’elles veuillent désarmer en partie, comme pour se donner les moyens de prendre l’ « adversaire » à revers, en cas d’échec de la romance Forces Nouvelles/ Forces présidentielles.
Dans une telle logique Zakaria ne serait pas nécessairement un contestataire mais la pièce d’une stratégie globale visant à ne pas tomber dans les rets d’un camp présidentiel encore relativement redouté. En effet, c'est moins la personne de Soro Guillaume que l’opération de désarmement qui se trouve défiée dans la posture de Zakaria. L’ « option » Zakaria est manifestement une stricte contestation de la démobilisation des forces rebelles.
La nomination d’un chef de guerre en plein processus de désarmement
En fait, Soro Guillaume se démarque-t-il clairement d’une telle option, en nommant un remplaçant à Zakaria ? N'indique-t-il pas que la rébellion n’a pas renoncé à l’exercice du pouvoir sur les zones assiégées ? Comment comprendre qu’en plein processus de désarmement et donc de démantèlement de toutes forces non légales, le premier ministre en soit toujours à exercer une administration exclusive et marginale sur certaines parties du territoire ?
Le prolongement du « mandat » du premier ministre à la tête des forces nouvelles
Mais pour mieux cerner une telle logique, il faut comprendre que Soro, bien qu’étant devenu premier ministre, n’a jamais renoncé à son statut de chef des forces rebelles. Il aurait pu, à l’instar du Président du la République renoncer à la direction de son mouvement politique d’origine. Premier Ministre de « tous les ivoiriens », Soro Guillaume n’est nullement astreint à l’impartialité parce qu’il reste le principal chef de la rébellion. Avec ce que cela peut impliquer comme incidences politique, administrative et judiciaire.
L’option tacite du règlement extrajudiciaire ?
Zakaria peut bien être l’agent d’un certain plan B, mais s’il devait être en réelle opposition avec Soro, devrait-on s’attendre à un règlement judiciaire de la divergence ; ou serait-il question de ces méthodes largement éprouvées qui firent à ‘Kass’, ‘Mobio’ et à bien d’autres lieutenants, la leçon radicale ?
Vivement la normalité pour que cessent les pratiques surannées !
12:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.05.2008
Afriktag, une chaine pour briser les fers… (I)

Cela faisait une petite éternité que la princesse Madi m’avait invité à me joindre à une chaine en or. J’aurais voulu y répondre spontanément comme l’a fait mon frère Kwaame, un garçon bien élevé, mais il se trouve que je n’ai pas réussi.
En fait, il me fallait m’éloigner un temps, courir - comme disent les zougloumen- à la « recherche de mes illusions ». Eh bien, me voici revenu, bien entendu, sans m’être baigné dans cette flaque argentée que j’avais cru discerner au bout du petit matin de mes impressions. Je reviens, cependant, sans amertume ni déception et surtout très heureux de pouvoir honorer aujourd’hui l’invitation de la fée Madison.
Mais en répondant ce jour, à l’appel de Madison, je n’ai aucun mérite. Car c’est être porté par les ailes du destin que de répondre à une Princesse. En fait, je n’aurais pas pu me taire. C’était écrit entre les lignes de main de mon clavier, inscrit, en lettres fraiches, dans les pages du destin : on ne refuse rien à une princesse.
Me voici donc, Princesse d’Ivoirkro, esquissant pour toi la danse rituelle de la chaine de rêve : Afriktag. La procession s’ébranle en une geste mirifique. Ensemble nous sommes plus forts, en chaine, nous sommes plus libres !
Et comme le veut le rite sacré, me voici déclamer la parole initiatique, parole régulatrice de la chaine de liberté.
Mais peut-être me diras-tu,
- Révolue est cette heure, je n’ai plus aucun intérêt à cette danse qui aurait dû se dérouler, voici deux millénaires.
Et moi je répondrais :
- Quoi donc Princesse d’Ivoirkro ! Qu’est-ce donc le temps pour altérer un désir princier ? Tu es intemporelle femme de rêve, laisse toi donc porter par la vague de cette danse et à l’unisson déclamons la parole de la chaine :
Afriktag, les règles :
- Il s'agit de susciter des posts sur les blogs, la littérature et la musique africaine, mais aussi d'avoir un max d'infos sur les usages du web 2.0 par les bloggeurs afro-orientés.
- Il s'agit de "tagger" des bloggeurs afro-orientés, c'est-à-dire qui s'intéressent à l'Afrique, qu'ils soient d'origine africaine ou non. Pas d'exclusion, donc. Est afro-orienté tout bloggeur qui se considère, d'emblée ou après réflexion, comme afro-orienté.
- Chaque bloggeur "taggué" doit citer trois blogs afro-orientés qu'il aime visiter
et/ou trois auteurs africains (ou afro-orientés) qui l'ont marqué
et/ou trois musiciens africains (ou afro-orientés) qu'il aime bien.
On peut évoquer les trois thèmes à la fois, deux thèmes, un thème (par exemple, seulement les musiciens)
- Chaque post sur ce sujet doit commencer par "afriktag", le mot n'est pas encore référencé par Google, on peut donc faire main basse dessus, et retrouver facilement tous les billets écrits dans le cadre de notre opération.
Mes blogueurs tagués sont donc :
1. Etienne de Tayo , un immense bloggeur camerounais. Il offre des analyses de bonne facture sur le continent et croque d’une plume acérée l’actualité africaine et européenne.

2. Claude Ribbe
militant chevronné, une parfaite érudition au service de la cause égalitaire.

3. Tiburce Koffi, mon frère contraire. Une écriture nerveuse au service d’une certaine cause ivoirienne et plus généralement africaine.

Les blogs que j’aime visiter sont très nombreux, mais il m’a été impossible de ne pas citer
1. Alerte2neg,

Un blog tourné vers la cause noire avec de nombreuses références et un sens de l’humour intéressant.
2. Delugio

Je définirais cette page comme la main de la providence. Intelligence vive, rayon de lumière, mémoire inespérée pour que jamais l’Afrique ne perde le souvenir de la destination. Le jour où j’ai découvert cette page, j’ai ressenti quelque chose comme une profonde consolation. « Nous ne sommes pas seuls, l’Afrique n’est pas une terre stérile ! », Voici ce que m’inspire toujours les pages de Delugio. Un personnage qui me semble par ailleurs habité d’une parfaite humilité.
2. Y-voir-plus,

Un blogueur constant et éclectique que j’ai toujours plaisir à lire…Pour sa vision panoramique des questions culturelles et politiques. Mais aussi pour la saveur d’une amitié (encore) numérique.
A bientôt pour mes écrivains et mes musiciens !
17:45 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
13.05.2008
A César ce qui est à la vache
En ce lendemain de Pentecôte, nous devons tous être sages. Pour m'y aider, mon ami Thierry (toujours lui) m'a contée la parabole suivante :
"Un fermier commande une trayeuse automatique à vache très high-tech.
Comme sa femme est allée faire des courses, il décide, après un mélange de fantasme et d'hésitation, de l'essayer sur ... lui-même.
Il s'insere donc dans la trayeuse et la fait marcher.
L'homme ne met pas longtemps à réaliser que cet équipement lui procure un plaisir des plus intense !
Une fois satisfait, il essaye d’enlever le boyau de succion, mais sans succès !
Il lit donc hâtivement le manuel d'instruction, mais n'y trouve rien d'utile...
Il tripote tous les boutons de la machine .....sans plus de succès...
Finalement, il se précipite sur son portable et appelle le service après-vente.
- Allo!!...je viens de me procurer votre nouvelle trayeuse.
Elle fonctionne très bien, mais comment je fais pour l'enlever de la vache ? ? ?
- Ne vous tracassez pas, la machine se déconnecte automatiquement lorsqu'elle aura collecté 10 litres ! "
A César ce qui est à César, à la vache ce qui est à la vache !
19:25 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.05.2008
Le savant Memel Fotê n'est plus
Les lampions de l'hommage à Césaire brillaient encore de tous leurs feux, que l'on apprenait, hier dimanche 11 avril 2008, la disparition du savant ivoirien Harris Memel Fotê ( 78 ans).
Le Président ivoirien, Laurent Gbagbo, a immédiatement salué,sur les antennes nationales, la mémoire de l'illustre disparu.
Anthropologue, philosophe et maitre à penser de la gauche ivoirienne, Memel Fotê était président de l’Académie des sciences, des cultures, des arts et des diasporas africaines (ASCAD).
Comme principales oeuvres, il laisse :
1980 Le système politique de L'odjoukrou. Une société lignagère à classes d’âge, Côte d’Ivoire, Paris, Présence africaine/Abidjan-Dakar-Lomé, Nouvelles éditions africaines.
1989 L’esclavage dans les sociétés lignagères de l’Afrique noire. Exemple de la Côte d’Ivoire précoloniale, 1700-1920, Villeneuve d’Ascq, Université Lille-III, Atelier national de reproduction des thèses.
1996 L’esclavage lignagier africain et l’anthropologie des droits de l’homme. Leçon inaugurale faite le lundi 18 décembre 1995, Paris, Collège de France, Chaire internationale.
1998 Les représentations de la santé et de la maladie chez les Ivoiriens, Paris, l’Harmattan.
1999 Fonder une nation africaine démocratique et socialiste en Côte d’Ivoire. Congrès extraordinaire du Front populaire ivoirien, décembre 1994, Paris, l’Harmattan.
15:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.05.2008
Les femmes pendant la traité nègrière...
Le 31 décembre 1882, le Dr Hermogenes Socrates Tavares De Vasconcelos, juge de droit à Olinda, prononçe une ordonnance pour violation de l’article 219 du Code Criminel contre Henrique Ferreiras Fontes, qui quelques mois auparavant, a défloré une de ses esclaves, du nom de Honorata et dont l’âge —à ce qui parait à première vue — ne dépasserait pas tout au plus 12 ans, vu l’absence complète de seins et de poils.
Le criminel du reste ne nie pas les faits— qui seraient advenus la nuit du 3 août dans une chambre du "Barreira dos Milagres" où habite un autre de ses esclaves, à mi-chemin de la maison, et ce quelques heures seulement après avoir acheté la victime. Ce qu’il argue tout simplement pour sa défense c’est : 1) La nullité du procès, puisqu’un crime particulier n’incombe pas à une action publique en dehors des hypothèses qui l’autoriseraient et aucun n’apparaît dans ce cas à savoir ; le flagrant délit et le caractère misérable de la victime (notion dont sont exclus les esclaves suivant le texte du décret du 27 avril 1853). 2) Les faits qui lui sont reprochés ne constituent pas une infraction pénale, les crimes contre l’honneur supposant toujours que la victime est une femme libre, jamais une esclave...
Vive le 1O mai !
Source : www.grioo.com
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2008
10 Mai, hourra, je suis libre !
C'est pas mal ça, le 10 mai on célèbre l'abolition de l'esclavage chez Sarko. Au début, ça a quelque chose d'énervant, parce qu'on se dit " ça ne peut etre que de la mascarade" ! "Une opération pour se donner des allures d'humanistes et à moindres frais". Mais on aurait tort de s'arreter à ce type de constats tout épidermiques. Il s'agit de mémoire. On ne peut donc pas aborder les choses en quatrième. En décidant de lire le fait à froid un constat se dégage : il est méritoire de commémorer l'abolition. L'événement donne l'occasion d'une méditation, mais aussi celle d'une revisitation, chaque fois actualisée de l'événement.
Coté, principaux concernés, pour ne pas dire, coté Afrique : silence !
Cause d'un tel mutisme ? Peut etre deux. Une absence de conscience mémorielle ou le sentiment d'etre toujours dans les fers.Si le parti unique se donne comme une mutation microbienne de la colonisation et que la colonisation elle meme apparait comme une variante "vanillinée" de l'esclavage, comment ne pas lire les droits de cuissage onusiens comme des atavismes d'esclavage ?
5 Etats, dont pas un seul africain ont le droit de culbute sur tous les états d'Afrique. Initiative de rédaction de résolutions et revoilà le 10 mai...
Je suis content d'etre libre !
18:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.05.2008
Obama se rapproche
Barack Obama se rapproche de la Maison Blanche. Selon Laurent Thomet de l'AFP "Après sa large victoire contre Hillary Clinton lors de la primaire de Caroline du Nord mardi et sa défaite sur le fil dans l'Indiana, le sénateur de l'Illinois est devenu le centre de toutes les attentions jeudi en faisant un retour triomphal au Congrès".
Et le journaliste de commenter " Il a même semblé s'entraîner au style de campagne qui l'attend pour l'élection du 4 novembre en échangeant des piques avec le candidat républicain John McCain, tout en apparaissant à la Une des grands magazines et en donnant plusieurs interviews à des médias d'audience nationale".
" Il a même semblé s'entraîner", écrit le journaliste; mais qu' est qu'il croyait ce Thomet ?
22:15 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
"Le sexe des noirs" est mort...
Pascal Sevran, l'animateur français qui avait provoqué une vive polémique en évoquant "le sexe des noirs" comme la cause de la famine en Afrique est mort ce matin, 9 mai 2008, à Limoges, d'un cancer des poumons. Il avait 62 ans.
Animateur talentueux, l'homme était aussi parolier. Il avait notamment écrit Pour Dalida le savoureux "Il venait d'avoir 18 ans".
De son vrai nom Jean-Claude Jouhaud, Sevran avait, entre autres, animé l'émission "La chance aux chansons".
En décembre 2006, le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) a décidé de porter plainte contre l’animateur de télé Pascal Sevran pour diffamation raciale et incitation à la haine raciale
C'est dans son oeuvre "Le Privilège des jonquilles" publiée aux Editions Albin Michel en Janvier 2006, que Pascal Sevran aurait écrit ( ce que dément l'encyclopédie en ligne Wikipédia) le suivant aphorisme : " La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique".
Pascal Sevran a présenté ses excuses le 10 décembre 2006, dans les journaux Le Parisien et Aujourd’hui:
« Aux hommes et aux femmes que j’ai pu peiner, je veux dire ma tendresse et leur présenter mes excuses », s'humiliait le pauvre homme.
14:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note