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14.07.2008
Affaire Ramaël-Kieffer : la demi-confession d'un des suspects français
Tout en niant avoir menacé Kieffer d'une arme, Aron-Brunétière, l'un des suspects dans l'affaire Ramaël-Kieffer, avoue, euphémique :"Je n'appreciais pas tellement l'homme".
Micro (avec petites didascalies perso ) :
"Jean-Michel Aron-Brunetière : Je suis véritablement bouleversé de savoir que je suis mis en cause et je tiens à déclarer de la manière la plus solennelle que Monsieur le procureur de la République a dû être mal renseigné, que je n’ai absolument rien à voir avec la disparition de Guy-André Kieffer.
RFI : Est-ce que vous l’avez menacé avec un pistolet dans le bureau du PDG de la CCC ?
( Edgar : Vous espériez qu'il vous dise quoi, tel que la question est posée ?)
J.M. Aron-Brunetière : C’est une information complètement aberrante, absurde et ridicule. Jamais de la vie.
(Ah bon ? Le Procureur de la République relaye des informations ridicules ? Quel toupet !)
RFI : Vous n’avez jamais menacé Guy-André Kieffer de mort ?
(L'insistance est-elle preuve de suspicion ?)
J.M. Aron-Brunetière : Jamais de la vie.
(Hum...)
RFI : Pourquoi est-ce que votre nom sort à votre avis ?
(Belle question, en plus formulée en "ivoirien" )
J.M. Aron-Brunetière : Je suis incapable de vous répondre, il est possible que cela se fasse dans la mesure où j’ai connu et côtoyé Guy-André Kieffer, qui a travaillé effectivement pour la CCC pendant quelques mois, mais je ne peux pas trouver d’autres explications.
(Attends-là, Jean-Michel, tu n'es quand-même pas le seul avec lequel il a bossé, le seul qu'il a "connu et cotôyé". Allez cherche encore, tu peux y arriver)
RFI : Quels étaient vos rapports avec Guy-André Kieffer ?
(Tiens, tiens, RFI peut être une bonne radio quand elle veut ! Au fond je me demande si c'est pas le corporatisme qui pousse à être aussi perspicace; mon cher Jean-Michel, Kieffer était journaliste avant d'être franco-canadien. Ca RFI va te l'apprendre; en plus t'es ivoirien. .
J.M. Aron-Brunetière : Pas si bons que cela, je n’appréciais pas tellement l’homme.
(Han ? Bon, débranchez tous les micros, Michou a tout dit. En plus, j'aime bien la périphrase "l'homme". On a tellement de sympathie pour Kieffer, qu'on ne peut même pas le désigner par son nom. Tchié !)
RFI : Pourquoi ?
J.M. Aron-Brunetière : Probablement, il écrivait des articles dans des journaux sous de faux noms et personnellement ce sont des choses que je n’approuve pas.
( Djé, tu vois ce que le frère dit de nous ?)
RFI : Vous le lui avez dit ?
(Eh RFI est reveillé dêh !)
J.M. Aron-Brunetière : Je lui ai dit.
(D'accoooooooord! Dans le genre "s'il te plait andré, n'écris plus dans les journaux avec ton nom de caresse "ou plutôt du style "fais gaffe connard ou je te flingue moi !"
RFI : Comment avait-il réagi ?
(Eh RFI est reveillé dêh !)
J.M. Aron-Brunetière : Cela ne lui a pas plus, mais cela n’a pas dégénéré de la manière qui est rapportée aujourd’hui.
( "andré, n'écris plus dans les journaux avec ton nom de caresse", lui aurait peut-être pas déplu. Ou bien ?)
RFI : A votre connaissance, est-ce que des dirigeants de CCC ont menacé de mort Guy-André Kieffer ?
(Eh RFI est reveillé dêh !)
J.M. Aron-Brunetière : Je n’ai aucune possibilité de vous répondre, mais ça me paraît absurde.
(Han ooh )
RFI : Que comptez-vous faire à présent ?
J.M. Aron-Brunetière : Ecoutez, très clairement je voudrais déclarer d’abord que je suis ivoirien naturalisé depuis le début des années 1990, que je réside en permanence en Côte d’Ivoire et que je suis bien entendu à la disposition de la justice ivoirienne pour être entendu sur toute chose qui pourrait me concerner.
(Merci Michou. Tchimou, tu as entendu ce qu'a dit notre frère.)
(Source RFI, Photo : Guy André Kieffer)
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